dimanche 9 avril 2017

La maison thaïlandaise des esprits


Décorer dans un style thaïlandais veut aussi dire embrasser une culture. La plupart des habitations et des immeubles ont leur maison des esprit, où résident les esprits du lieu, ou phra phuum. Sans cette sage précaution, les esprits risquent de vagabonder en votre compagnie dans la maison, et de vous causer toute sortes de problèmes.

Ces petites maisons ressemblent à un temple thaïlandais de la taille d'une cage à oiseaux montée sur un socle. C'est dans cette petite maison que vous laissez des offrandes quotidienne de fleurs, d'encens et de nourriture pour apaiser le ou les esprits qui vivent dans cette maison.

La maison des esprits doit être mise dans le jardin mais ne doit pas être couverte par l'ombre de la maison qu'elle protège. Son installation doit s'accompagner de cérémonies religieuses.

L'intérieur d'une maison des esprits est décoré de figurines en céramique ou en plastique, représentant les esprits gardiens de la propriété. Certaines maisons des esprits abritent aussi des figurines représentant la famille.

Si on déménage, il convient de déposer la maison au pied d'un banyan sacré (pas évident si vous êtes en France) ou dans un temple accueillant. La maison des esprits en plus de l'aspect décoratif de style thaïlandais qu'elle apporte à votre jardin, montre à vos visiteurs que vous êtes imprégné de la culture et des croyances de ce merveilleux pays.

samedi 11 mars 2017

L'Ikebana, l'art floral japonais


L'Ikebana (donner vie aux fleurs) ou kadô (Vois des fleurs) est un art du bouquet floral importé de Chine en même temps que le bouddhisme et qui existe au japon depuis le VIème siècle. Il est devenu au fil des siècles un art décoratif nippon à part entière.

Les origines de l'Ikebana sont donc religieuses. Les moines faisaient des offrandes à Bouddha sous la forme de bouquets de fleurs. Les bouquets exprimaient à leurs yeux l'harmonie entre l'homme et la nature.

Vers le Xème siècle l'aristocratie s'empare de l'ikebana pour en faire un art de divertissement en lui ajoutant une dimension d'esthétique et de beauté jusque là absente de la pratique des moines. Ce n'est qu'au XIIème siècle que cet art sera véritablement codifié avec la naissance du style Rikka défini par Senkei, premier maître d'ikebana. Le Rikka est caractérisé par un bouquet de forme triangulaire composé de sept lignes de charpente et comportant toujours un nombre impair de tiges, la plus haute symbolisant le ciel.

A la fin du XVIème siècle, la classe montante de marchands simplifie le style Rikka en Seika (ou Shôka) en réduisant à trois le nombre des tiges. Réalisés à l'occasion d’événements (mariages, fêtes de jeunes filles...) ou placés dans le tokonoma, alcôve présente dans toutes les maisons traditionnelles, les bouquets deviennent de plus en plus opulents et compliqués.

On assiste alors à un renversement esthétique qui prône un retour au sacré et à la simplicité. Sen no Rikyû, le célèbre maître de thé, aurait lancé ce mouvement à la demande du général Hideyoshi qui lui demandait de créer un bouquet différent de ce qui se faisait alors. Sen no Rikyû coupa quelques iris, les attacha à son poignard et lança le tout dans un seau, donnant à ce nouveau type d'arrangement le nom de "nageire" (littéralement jeté et introduit).

Il faudra attendre le XIXème siècle pour voir l'ikébana s'affranchir totalement de la religion. Le style Moribana (fleurs groupées) crée par Ôhara Unshin (1861-1914) utilise pour la première fois des fleurs venues d'occident.

Les écoles d'Ikebaba sont gérées par des iemoto (maisons ou écoles) dirigées par un grand maître héritier d'une tradition ancestrale. On dénombre au Japon pas moins de 3000 écoles différentes regroupant quelque 20 millions d'adeptes.

Un bouquet de ce type mis en valeur sur une commode ou un buffet, avec un vase japonais adapté, donne un style zen épuré à une pièce, notamment une chambre ou un salon.

samedi 4 février 2017

Les émaux cloisonnés chinois


C'est sous la dynastie des Yuan (1276-1368), que les émaux cloisonnés, en provenance d'Arabie et de Byzance, furent introduits en Chine. Aucune pièce connue n'est cependant antérieure au XIVème siècle et les prémices de cet artisanat sont obscurs.

Les premiers cloisonnés chinois utilisaient généralement des émaux opaques ou semi-opaques, où dominait le bleu turquoise. Ils étaient appliqués sur une base en cuivre et séparés par des fils en bronze, martelés et soudés sur le support. Deux importantes modifications survinrent dans la seconde moitié du XVIIème siècle : on se mit à utiliser des fils en cuivre tirés qu'on fixa à la base par un adhésif végétal. Au schéma chromatique complexe de la dynastie Ming (associant parfois jusqu'à quatre pâtes différentes) se substitua, au début de la dynastie Qing, une palette plus sobre, peut-être sous l'influence des ateliers établis dans l'enceinte du Palais impérial, vers 1680.

On possède très peu de cloisonnés présentant la marque Kangxi et aucun ne portant celle de l'ère de Yongzheng. Cela rend la chronologie des premières pièces Qing incertaine, de même que la date d'introduction de l'émail rose. Il est cependant avéré que les empereurs Kangxi et Yongzheng encouragèrent cette production ; on pouvait encore, au début de ce siècle, voir dans plusieurs temples bouddhiques de Pékin les somptueuses garnitures d'autel qu'ils avaient offertes.

Quant à l'abondance production de l'ère Qianlong, elle se distingue par une facture de belle qualité et une palette spécifique dans laquelle entre notamment le rose. On réalisa à cette époque des pièces monumentales pour l'ameublement et le décor des palais : écrans, statues d’animaux notamment.

Un vase ou une statuette en émaux cloisonné véritable coûte une vraie fortune mais vous pouvez facilement trouver des réalisations récentes de moindre qualité certes mais qui seront du plus bel effet dans un buffet, une armoire vitrée ou une bibliothèque dans un salon. Les émaux cloisonnés sont un classique de l'artisanat chinois de décoration et peuvent aussi bien aller avec un style ancien que contemporain, ce qui explique leur succès aujourd'hui encore.  

samedi 28 janvier 2017

Le mobilier d'une chambre Feng Shui



Après vous avoir expliqué comme placer un lit dans une chambre feng shui dans un précédent article, nous allons voir le reste de l'ameublement.

Si vous mettez un miroir dans la chambre il ne doit pas se trouvé en face du lit. En effet les Chinois pensent que l'âme quitte le corps pendant le sommeil et qu'elle sera désorientée si elle se voit dans le miroir. Une autre raison plus prosaïque, est que nous ne tenons pas à nous voir, hagard et échevelé, quand nous sortons du sommeil. Placez le miroir pour faire plutôt entrer une jolie vue dans votre chambre.

La chambre ne doit jamais devenir un espace de rangement ou un bureau et servir à d'autres activités que le sommeil et l'amour. Dans une grande maison, une penderie séparée serait idéale pour le rangement. Dans la plupart des chambres cependant, on trouve des armoires ou des placards avec tiroirs. Ceux-ci doivent offrir assez de place pour tous les vêtements et être bien rangés pour ouvrir et fermer facilement. Les vêtements qui traînent pendant des jours sur les chaises forment du désordre et pèsent psychologiquement sur notre esprit puisque nous devrons finir par les ranger.

Le placard qui relie des penderies situées de chaque côté du lit est à proscrire. Il agit comme une poutre et, de même que les flèches ou autre dais, il peut donner un sentiment de vulnérabilité à ceux qui sont en dessous.

Ne mettez pas de bibliothèque dans votre chambre, les livres, mentalement stimulants sont déconseillés dans une chambre feng shui car ils empêchent le sommeil.

Dernier point, l'équipement électrique (radio-réveil, téléphone ...) est à éviter dans une chambre car les ondes électromagnétiques nuisibles qu'il génère contrarient le sommeil des occupants de la pièce. Si vous décider de mettre tout de même des appareils électriques, ils devront se trouver à l'opposé du lit.

samedi 21 janvier 2017

Réaliser soi-même son éventail géant mural



La décoration asiatique peut être ajouté à n'importe quelle pièce pour ajouter une touche moderne, exotique ou culturelle. L'éventail géant mural est un excellent accessoire décoratif pour donner à une pièce un style asiatique. Si vous ne souhaitez pas acheter ce type de produit dans une boutique, comme la notre par exemple, vous pouvez faire votre propre éventail géant mural, ce qui peut être un moyen facile et peu coûteux d'apporter un morceau d'Asie à votre décor.

Voici le matériel dont vous aurez besoin pour confectionner votre éventail asiatique géant :

_ 9 baguettes de bois d'au moins 1 mètre de longueur, 50 mm de largeur et 10/15 mm d'épaisseur
_ une tige en métal d'environ 15 cm de long
_ du tissu blanc/crème (ou une autre couleur selon vos goûts)
_ de la peinture acrylique violette et noire
_ de quoi découper le bois (scie ou scie sauteuse)
_ de quoi poncer le bois (lime à bois, ponceuse électrique)
_ des pinceaux
_ de quoi percer du bois (une perceuse)
_ un "pisto-colle" avec des bâtonnets de colle


Ensuite pour ce qui est de la confection, il faut commencer par découper les tiges de bois pour qu'elles aient toutes une longueur de 1 mètre grâce aux outils servant à découper le bois. Ensuite il faut les poncer sur 90/95 cm et laisser 5/10 cm à l'épaisseur d'origine. Ces parties plus épaisses serviront à rattacher les baguettes entre elles. Le ponçage servira à laisser un peu d'espace pour que le tissu lorsque vous replierez l'éventail.

Peindre le bout épais des baguettes en noir (pour éviter que ça se voit avec le tissu). Il faut ensuite percer les baguettes à environ 3/4cm du bord bas (le bord plus épais) et au milieu de préférence. Placer toutes les baguettes les unes derrières les autres pour passer la tige en métal afin de rattacher toutes les baguettes ensemble, en repliant les bouts en métal qui dépassent de chaque côté pour ne pas qu'elles se délogent.

Placer les baguettes ouvertes jusqu'à la taille maximum voulue et poser le tissu blanc par-dessus en laissant un peu de marge entre chaque baguette, dessiner le contour par dessus et découper le tissu blanc.

Coller le tissu aux baguettes grâce au pisto-colle et peindre les motifs (dragons, calligraphies, carpes koi ou encore cerisiers en fleurs sont des motifs classiques des éventails géants asiatiques chinois et japonais. Si vous souhaitez réaliser un éventail géant d'inspiration thaïlandaise, dessinez des animeaux ou des paysages, mais il faut avoir un certain talent).

Vous n'avez plus qu'à clouer au mur votre éventail géant et admirer votre oeuvre.

samedi 7 janvier 2017

Les poupées japonaises Kokeshi


Les Kokeshi sont des poupées japonaises dont l'origine remonte à la période Edo (1600 - 1868), lorsque les kiji-shi, les artisans spécialisés dans le travail du bois, réalisèrent les premières de ces poupées à partir d’ustensiles de cuisine.

Traditionnellement les poupées Kokeshi sont fabriquées en bois de cerisier, de poirier ou d'érable qui doit être séchés de 1 à 5 ans pour être sculptable. Elles sont peintes à la main et décorées de fleurs. On passe ensuite une couche de laque pour faire durer la peinture et donner un aspect brillant. Elles mesure en moyenne entre 3 et 60 cm bien que l'on trouve des modèles géants de plus d'un mètre.

ces poupées qui représentaient autrefois des samouraïs, des personnages de contes, des moines et servaient de jouets pour les enfants des paysans. Ces poupées japonaises traditionnelles étaient constituées d’une tête et d’un corps cylindrique. Aujourd'hui encore cette tradition s'est maintenue. Il existe deux types de kokeshi :

La première est la dento kokeshi, la version traditionnelle qui est produite dans la région de Tohoku et qui respecte des formes et couleurs définies depuis plusieurs siècles. La seconde est la shingata kokeshi qui est une version moderne qui est apparue au début des années 5O et qui est principalement produite dans la région de Gumma. Les artistes ont une liberté totale quant au choix des formes et des couleurs. Ce sont aujourd'hui les modèles les plus appréciés car globalement plus travaillés, colorés et originaux.

Aujourd'hui la poupée Kokeshi représente principalement une petite fille mais il existe des modèles pour garçons. Elle symbolise le vœu et le désir d’avoir un enfant en bonne santé. Elle s'offre traditionnellement lors d'une naissance, d'un mariage ou lors de la fête des garçons (célébré le 5ème jour du 5ème mois) ou des filles (célébré le 3ème jour du 3ème mois). Elle est également aujourd'hui un excellent cadeau pour un anniversaire.

A chaque automne, un concours est organisé au Japon où les « maîtres kokeshi » rivalisent de talents. Les plus talentueux sont récompensés par des institutions régionales ou nationales et un prix est attribué par le premier ministre du japon lui-même.

Les poupées Kokeshi sont devenues un phénomène de mode incontournable, notamment grâce aux Kimmidoll, une variante de la poupée et de nombreuses boutiques spécialisées en vendent. Elles décorent à merveille une chambre sur une étagère par exemple. On compte plus d'une centaine de types de poupées kokeshi. Ces jolies poupées japonaises en bois sont offertes, dans la tradition japonaise, pour déclarer son amitié ou son amour à la personne qui le reçoit. Elles font une excellente idée cadeau et une déco zen et design dans une chambre ou même un salon.

Vous trouverez ces poupées dans notre boutique en ligne. Toute l'équipe du blog en profite pour vous souhaiter une excellente année 2017!

lundi 26 décembre 2016

L'art tantrique


Le tantrisme (du mot sanskit tantra) est un courant religieux qui se développa probablement chez les jaina de l'ouest de la péninsule indienne, vers le IVème ou Vème siècle ; il se répandit relativement vite, au Bengale surtout où il fut adopté tant par certains courant du brâhmanisme que par des sectes bouddhiques, d'où il passa rapidement au Nepal et au Tibet.

Il est très difficile de donner une définition du tantrisme, car celui-ci englobe une grande variété de croyances indiennes, certaines venues du fond des âges, d'autres très récentes. Le tantrisme ne fut révélé en Europe que par les ouvrages d'A. Avalon, et l'art du tantrisme ne commença à être connu qu'après la dernière Guerre mondiale, lors de de petite expositions à caractère souvent presque confidentiel, organisées à Londres, Paris, Rome ou New York, sous l'égide de son "découvreur", un Bengalî du nom d'Ajit Mookerjee. L'art tantrique n'a pas de limites précises et il serait mal venu d'en proposer une définition. C'est simplement un ensemble d'œuvres artistiques qui illustrent des concepts purement indiens, notamment celui qui prône l'atteinte à l'extase en méditant sur une vision "sexuelle" du cosmos et en donnant une place privilégiée au principe créateur femelle ; ces concepts rejoignent ainsi les croyances antiques en la "Déesse-mère". Mais les adeptes du tantrisme, ou tântrika, y associent toujours la puissance fécondatrice de l'élément mâle. En ce sens, il y a quelque chose de proprement taoïque dans le tantrisme indien, sans qu'on puisse dire qu'il y eut, au début en Inde tout au moins, de relations entre le tao (dao) chinois et l'esprit religieux indien.

Les manifestations artistiques et populaires du tantrisme sont donc extrêmement différentes et se traduisent aussi bien dans la peinture que dans la sculpture et la gravure, et cela sous des formes qui varient d'une région à l'autre et selon les époques. Une des premières manifestations picturales tantriques fut intimement liée à la réalisation de mandala et de yantra qui concrétisaient sous forme visible, l'organisation de l'univers telle que la concevaient les jaina, les bouddhistes et les indhous. Un mandala est une représentation graphique colorée d'un univers lié à la sphere d'activité d'une divinité ou lié aux conceptions que certaines catégories de philosophes-astronomes-mathématiciens avaient du monde et de son organisation. Car une divinité n'agit jamais seule. Elle possède des pouvoirs magiques et surnaturels, des moyens d'action sur les hommes et les éléments, pouvoirs qui sont symbolisés soit par des représentations divines mineures, soit par objets ou des bras multiples conjugués. Ces divinités sont entourées de leurs moyens d'action répartis selon les horizons ; chaque divinité mineure est représentée dans sa sphère d'action orientée par rapport à la divinité principale sise au centre du diagramme. Ces mandala, surtout utilisés dans les cultes dits tantriques, et considérablement développés au Nepâl et au Tibet dans les thangka (grandes peintures représentant entre autres des mandala), sont, en Inde principalement, employées  par les sâdhaka (personnes engagées dans le processus de libération de leur énergie vitale et suivant pour ce faire une sâdhana ou discipline physique et mentale apparentée au yoga) comme support de méditation.

Le Yantra, quant à lui, est une sorte de mandala schématisé qui paraît, de prime abord, être une composition abstraite, alors que le mandala représente réellement la divinité ou les instruments de ses pouvoirs. Cette abstraction (qui d'ailleurs sera largement reprise par les peintres indiens modernes) est censée représenter une concentration concrète de l'énergie (ou de la somme des énergies) d'une divinité. Alors que le mandala est presque toujours plan, un yantra peut être visualisé en trois dimensions : c'est ainsi le plus parfait des yantra est le corps humain. On trouve des yantra taillés dans la pierre ou dans le cristal de roche. D'autres sont simplement dessinés sur du papier, de la toile, du bois, et peints des couleurs correspondant aux divinités.  

Toute l'équipe du blog vous souhaite de joyeuses fêtes!

samedi 17 décembre 2016

Créer et décorer sa boîte bento

Pour réaliser votre propre boîte bento de style japonais vous avez besoin des articles suivants :

- valisette en bois, Artemio (9,50 €)
- coton enduit Wasabi blanc, Petit Pan, 10,50 € le mètre
- peinture en bombe Julien Bleu dragée satinée, 10 €
- colle pour tissu, 6 €
- mètre ruban, cutter, punaises, différents masking tapes, sangle, ruban rose.

1/ Reportez le patron : Relevez les dimensions intérieures de la mallette. Reportez-les sur un carton. Ajustez le patron. Enlevez la sangle et peignez l'extérieur de la mallette. Pendant qu'elle sèche, tracez le patron 2 fois sur l'envers de la toile.
2/ Découpez le tissu : Une fois les fonds découpés, mesurez les hauteurs du bord intérieur et du couvercle, ainsi que le tour intérieur. Tracez puis découpez les 2 bandes correspondantes aux bords intérieurs de la mallette.
3/ Appliquez la toile : Étalez la colle pour tissu au pinceau et appliquez les 2 fonds, puis les bordures. Découpez au cutter le tissu qui pourrait dépasser.
4/ Punaisez la sangle : coupez une longueur de sangle de la largeur du couvercle, une autre au format de la poignée d'origine. Adaptez les punaises à l'épaisseur du bois avec une pince coupante. Punaisez la première la sangle à l'intérieur du couvercle. Vissez l'autre à la place de la poignée.
5/ décorez le couvercle : créez des motifs kawaii en appliquant du masking tape de 2 teintes différentes sur toute la surface du couvercle.

Vous pouvez acheter vos boites dans notre boutique ebay en ligne dont vous trouverez le lien sur la colonne de droite.

samedi 10 décembre 2016

Les objets laqués vietnamiens


Si il y a bien une matière qui symbolise la décoration et l’artisanat vietnamien, c’est bien la laque. Les Vietnamiens connaissent l’art de la laque depuis la nuit des temps, mais c’est sous le règne du roi Lê NhânTôn (1443-1460) qu’il prit son véritable essor. Un mandarin de la Cour fut envoyé en Chine avec la mission d’y apprendre un métier susceptible de procurer aux paysans vietnamiens de nouvelles ressources. Après plusieurs mois passés dans la province chinoise de Hunan, au cours desquels il fut initié aux secrets de l’art chinois de la laque, le mandarin-espion retourna dans son pays. Mais déception, ses premiers essais ne furent pas une réussite. Il retourna alors en Chine pour peaufiner la technique. Et, revenu au Vietnam, ses nouveaux essais furent un succès : pour que la laque adhère bien à son support, il faut que celui-ci soit recouvert au préalable d’une couche de gomme de kaolin. C’est là tout le secret chinois de l’art de la laque. En reconnaissance de ses bons et loyaux services, les habitants de Binh Vong élevèrent sur ordre du roi un temple à la mémoire du mandarin Trân Tuong Công, considéré depuis lors comme le patron des laqueurs et honoré comme un génie par les Vietnamiens.

La laque est une substance d’origine végétale, sorte de résine extraite par incision d’un arbuste, le cây son ou laquier, qui pousse en abondance dans le nord du Vietnam. Dans un récipient rempli de liquide crémeux et blanchâtre, on recueille la couche supérieure, pure et légère. Puis on la malaxe pendant une quarantaine d’heures avec un mélange de colophane. La laque noircit et prend son éclat. A ce stade de préparation, on peut la teindre avec des colorants chimiques (autrefois on utilisait que des produits naturels comme le cinabre, la graine de Perse, l’or et l’argent en feuilles de nacre).

La technique du laquage comporte plusieurs étapes. Il faut d’abord choisir le bois, du teck généralement pour les plus beaux objets, sinon du contreplaqué ordinaire. Ensuite, le bois est entoilé, c'est-à-dire recouvert d’une toile imbibée de laque brute. On laisse sécher le tout pendant une semaine, puis commence l’opération de masticage. Ensuite il faut compter 11 couches de laque sur l’objet ou le meuble. Entre caque couche, il faut poncer la surface laquée avec des os de seiche et de la pierre ponce pour chasser les aspérités. Un travail extrêmement minutieux. La décoration et l’incrustation des motifs décoratifs ne se font qu’après le ponçage de la huitième couche.

On trouve aujourd’hui, notamment dans notre boutique, de nombreux bibelots décoratifs en laque du Vietnam (boîtes à bijoux, à crayons, bols, assiettes, vases….) qui font toujours de très beaux cadeaux.

samedi 3 décembre 2016

Les statuettes népalaises

Les statuettes en bois népalaises


Peu d'anciennes statues en bois népalaises ont survécurent à notre époque. A l'origine elles étaient dans les temples du Népal mais ont en trouve surtout dans les musées. Aujourd'hui un nouvel artisanat à vu le jour au Népal, reprenant cette tradition ancestrale à destination de la vente aux touristes et à l'exportation.

Les statues en bois népalaises représentent le plus souvent des dieux bouddhistes ou hindouistes (Shiva, Lokeshvara) mais aussi des représentations érotiques, parfois les deux, séparées par une fleur de lotus. Dans la symbolique, c'est sous le lotus que se trouvent les eaux cosmiques, le chaos, ou bien la vie humaine telle qu'elle est avec ses passions ; au dessus du lotus se situe la vie divine. Les statuettes de bois népalaises servaient à l'occasion de certains rituels tantriques bouddhistes ou hindous.

Ces sculptures sur bois sont traditionnellement peintes de couleurs vives : rouge, jaune, vert, bleu et ocre. La richesse des détails est impressionnante et l'expression des visages unique.

En décoration, les statuettes en bois népalaises apportent par leur seule présence une ambiance à la fois divine et sensuelle à la pièce qu'elles décorent.

Les statuettes en métal népalaises (fait)

Les statuettes en métal népalaises sont, comme l'ensemble de l'art et de l'artisanat népalais, d'inspiration religieuse. Depuis plusieurs siècles les ateliers de fabrication de ces statues est implanté à Patan, à l'intérieur des monastères.

Les artisans sont bouddhistes, de la caste des Shakya. Les premières statues de métal découverte remontent au VIIème siècle mais on pense qu'il en existait au moins deux siècles avant.

Beaucoup de statuettes portent le nom du donateur, car elles sont à la base offertes comme offrandes religieuses. C'est aussi un objet de mémoire, pour se souvenir d'un être cher disparu. Elles représentent le plus souvent un dieu du panthéon bouddhiste.

Ces statuettes sont souvent en cuivre mais comprennent aussi selon les cas du zinc et du plomb. Les plus précieuses contiennent du bronze et de l'or. Les plus belles d'entre elles comprennent l'incrustation de pierres semi-précieuses telles que la turquoise, l'opale, le cristal ou le lapis-lazuli. De la peinture dorée est le plus souvent appliqué à ces statuettes.

En décoration, une statuette en métal népalaise apporte un cachet et une spiritualité uniques à une pièce. On trouve aujourd'hui dans certaines boutiques de très belles reproductions. Vous pouvez retrouve nos statuettes dans notre boutique ebay pour un cadeau de noël original.

samedi 26 novembre 2016

Histoire de la peinture chinoise


La peinture chinoise de cour

La peinture chinoise de cour (206 av JC-960 ap JC) est la peinture des commandes impériales et des églises bouddhistes et taoïstes. La peinture de cour, à travers la peinture de personnages, illustre à partir des Han (206 av JC-220 ap JC), les vertus confucéennes. En dehors de la cour et des divinités, l'art classique ignore la société chinoise : poissons, pivoines, bambous et montagnes composent l'essentiel du registre académique.

La peinture de paysage apparaît vers le IVème siècle après JC, époque d'insécurité où la montagne apparaît comme un refuge. Elle se nourrit autant du spectacle de la nature que de l'imaginaire. Le peintre Zhang Zao écrit au VIIIème siècle : "il faut apprendre de la nature et peindre l'image dans son esprit".

Les maîtres anciens cherchent moins à reproduire avec exactitude les formes naturelles qu'à mettre ces formes au service de leurs idées. La promenade printanière de Zhan Ziqian reste une oeuvre marquante de la peinture de paysage. Wu Daozi, surnommé le "roi des peintres" marque l'apogée de la peinture de cour sous les Tang.

A la fin des Tang (618-907) et durant les Cinq Dynasties (618-907), la tendance à employer moins de couleurs, voire uniquement de l'eau et de l'encre, devient prédominante. Concentré de nature, le paysage à l'encre (Shan Shui : montagnes et eaux) n'est jamais réalisé sur le site, mais recomposé à partir d'images et d'impressions. L'utilisation du rouleau date de cette époque.

La peinture de cour, quelle soit de personnages ou de paysages est un classique de la décoration chinoise. Vous en trouverez de nombreux exemplaires en tableaux ou en rouleaux dans notre boutique de décoration chinoise.


La peinture chinoise lettrée

La peinture chinoise lettrée (960-fin du XVIIème siècle) apparaît sous la dynastie des Song du Nord avec l'ascension de l'artiste lettré, poète et calligraphe. Contrairement au peintres d'avant, ce dernier regarde la peinture sous le prisme de la peinture mais aussi de la calligraphie.

Destinée à son plaisir personnel et à celui de ses proches, la peinture veut divertir. Les oeuvres produitent répondent à une esthétique qui s'adresse à la dimension spirituelle et au sens poétique. Les lettrés de la période Song inaugurent l'habitude de noter un poème sur l'oeuvre.

L'exploration des capacités expressives du pinceau et de l'encre, héritée de la calligraphie, devient l'enjeu principal de la peinture à partir des Yuan, qui postulent que la forme et le contenu de l'inscription sont partie intégrante de l'oeuvre. Zhao Mengfu (1254-1322), dans un poème inscrit sur une peinture de rocher et de bambous, dit que la calligraphie et la peinture sont identiques.

Les paysages à l'encre des époques Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911) s'appuient sur une tradition écrasante : naturalisme idéalisé des Song (960-1278) et jeux d'encre et de pinceau des Yuan (1279-1368). Une composante de la peinture chinoise est la citation des classiques. Les artistes Ming délaissent l'originalité pour se placer dans la filiation d'un maître. Le paysage "à la manière de" voit naître un grand nombre de peintres célèbres : Shen Zhou, Wen Zhengming, Tang Yin et Qiu Ying sous les Ming ; Zhu Da, Shitao, Zheng Xie et Li Shan sous les Qing.

Sous les Qing, le poème inscrit sous la peinture devient éssentiel à la création des effets visuels. Dans Bambous et rochers, Zheng Xie (1693-1766) évoque les contours rocailleux en jouant sur les lignes et gradations de gris de la calligraphie, ainsi Li Fangying (1695) ajoute un poème vertical à son "Poisson nageant" pour symboliser une berge.

La peinture chinoise lettrée est un must en décoration chinoise, vous trouverez de nombreux rouleaux dans notre boutique de décoration chinoise.

La peinture chinoise et la rencontre avec l'occident

A la fin du XIXème siècle, les grands maîtres sont tous formés aux styles savants de la Chine impériale : Wu Changshuo et Qi Bashi comptent parmi les artistes les plus renommés. La Chine devient une république en 1911 ; pour les peintres chinois, la sensibilisation aux techniques de la peinture occidentale des années 1920 et à l'art moderne des années 50 ouvre un tout nouvel univers.

Les premiers artistes chinois partis étudier à l'étranger dans les années 20, notamment en France et en Russie, reviennent en Chine avec des techniques nouvelle et une conception différente de la peinture. A leur retour, ils se risquent aux portraits des proches ou aux scènes de rue, fortement inspirées de la misère et des différences sociales.

Les tentatives de fusion volontaire des deux traditions n'entament dépendant pas la séparation entre école chinoise (encre et aquarelle, dessin linéaire, perspective aérienne) et école occidentale (couleurs à l'huile, ombres et lumières, perspective focale).

La peinture révolutionnaire et post-révolutionnaire chinoise

En 1949, l'avènement de la République populaire de Chine entraîne une floraison d'oeuvres de commandes, inspirées du réalisme socialiste soviétique, glorifiant l'entrée dans une ère nouvelle, "le renouveau d'un pays et l'avenir du peuple". Mao Zedong va précipiter l'intérêt pour des sujets de société, il considère que les artistes doivent se mettre au service de la révolution.

Jouissant d'une liberté d'expression retrouvée à la fin de la Révolution culturelle (1976), les grands maîtres choisissent alors leurs sujets et méthodes de travail, tandis que la jeune génération explore de nouveaux concepts. Parmi les peintres les plus célèbres citons Xu Beihong, Pan Tianshou, Huang Binhong, Li Keran, Li Kuchan, Liu Haisu, Fu Baoshi, Ye Qianyu et Guan Shanyue. Il faut attendre pourtant 1980 pour qu'un peintre officiel, Luo Zhongli, ose représenter la misère, sous les traits d'un paysan tenant un bol vide.

Le "mouvement des étoiles" (1979) se détache alors de l'école traditionnelle, ouvrant la voie aux artistes d'avant-garde. Ces derniers s'intéressent à la manière dont les chinois d'aujourd'hui gèrent le passé et ses fantômes.

La maison thaïlandaise des esprits

Décorer dans un style thaïlandais veut aussi dire embrasser une culture. La plupart des habitations et des immeubles ont leur maison des...