samedi 28 janvier 2017

Le mobilier d'une chambre Feng Shui



Après vous avoir expliqué comme placer un lit dans une chambre feng shui dans un précédent article, nous allons voir le reste de l'ameublement.

Si vous mettez un miroir dans la chambre il ne doit pas se trouvé en face du lit. En effet les Chinois pensent que l'âme quitte le corps pendant le sommeil et qu'elle sera désorientée si elle se voit dans le miroir. Une autre raison plus prosaïque, est que nous ne tenons pas à nous voir, hagard et échevelé, quand nous sortons du sommeil. Placez le miroir pour faire plutôt entrer une jolie vue dans votre chambre.

La chambre ne doit jamais devenir un espace de rangement ou un bureau et servir à d'autres activités que le sommeil et l'amour. Dans une grande maison, une penderie séparée serait idéale pour le rangement. Dans la plupart des chambres cependant, on trouve des armoires ou des placards avec tiroirs. Ceux-ci doivent offrir assez de place pour tous les vêtements et être bien rangés pour ouvrir et fermer facilement. Les vêtements qui traînent pendant des jours sur les chaises forment du désordre et pèsent psychologiquement sur notre esprit puisque nous devrons finir par les ranger.

Le placard qui relie des penderies situées de chaque côté du lit est à proscrire. Il agit comme une poutre et, de même que les flèches ou autre dais, il peut donner un sentiment de vulnérabilité à ceux qui sont en dessous.

Ne mettez pas de bibliothèque dans votre chambre, les livres, mentalement stimulants sont déconseillés dans une chambre feng shui car ils empêchent le sommeil.

Dernier point, l'équipement électrique (radio-réveil, téléphone ...) est à éviter dans une chambre car les ondes électromagnétiques nuisibles qu'il génère contrarient le sommeil des occupants de la pièce. Si vous décider de mettre tout de même des appareils électriques, ils devront se trouver à l'opposé du lit.

samedi 21 janvier 2017

Réaliser soi-même son éventail géant mural



La décoration asiatique peut être ajouté à n'importe quelle pièce pour ajouter une touche moderne, exotique ou culturelle. L'éventail géant mural est un excellent accessoire décoratif pour donner à une pièce un style asiatique. Si vous ne souhaitez pas acheter ce type de produit dans une boutique, comme la notre par exemple, vous pouvez faire votre propre éventail géant mural, ce qui peut être un moyen facile et peu coûteux d'apporter un morceau d'Asie à votre décor.

Voici le matériel dont vous aurez besoin pour confectionner votre éventail asiatique géant :

_ 9 baguettes de bois d'au moins 1 mètre de longueur, 50 mm de largeur et 10/15 mm d'épaisseur
_ une tige en métal d'environ 15 cm de long
_ du tissu blanc/crème (ou une autre couleur selon vos goûts)
_ de la peinture acrylique violette et noire
_ de quoi découper le bois (scie ou scie sauteuse)
_ de quoi poncer le bois (lime à bois, ponceuse électrique)
_ des pinceaux
_ de quoi percer du bois (une perceuse)
_ un "pisto-colle" avec des bâtonnets de colle


Ensuite pour ce qui est de la confection, il faut commencer par découper les tiges de bois pour qu'elles aient toutes une longueur de 1 mètre grâce aux outils servant à découper le bois. Ensuite il faut les poncer sur 90/95 cm et laisser 5/10 cm à l'épaisseur d'origine. Ces parties plus épaisses serviront à rattacher les baguettes entre elles. Le ponçage servira à laisser un peu d'espace pour que le tissu lorsque vous replierez l'éventail.

Peindre le bout épais des baguettes en noir (pour éviter que ça se voit avec le tissu). Il faut ensuite percer les baguettes à environ 3/4cm du bord bas (le bord plus épais) et au milieu de préférence. Placer toutes les baguettes les unes derrières les autres pour passer la tige en métal afin de rattacher toutes les baguettes ensemble, en repliant les bouts en métal qui dépassent de chaque côté pour ne pas qu'elles se délogent.

Placer les baguettes ouvertes jusqu'à la taille maximum voulue et poser le tissu blanc par-dessus en laissant un peu de marge entre chaque baguette, dessiner le contour par dessus et découper le tissu blanc.

Coller le tissu aux baguettes grâce au pisto-colle et peindre les motifs (dragons, calligraphies, carpes koi ou encore cerisiers en fleurs sont des motifs classiques des éventails géants asiatiques chinois et japonais. Si vous souhaitez réaliser un éventail géant d'inspiration thaïlandaise, dessinez des animeaux ou des paysages, mais il faut avoir un certain talent).

Vous n'avez plus qu'à clouer au mur votre éventail géant et admirer votre oeuvre.

samedi 7 janvier 2017

Les poupées japonaises Kokeshi


Les Kokeshi sont des poupées japonaises dont l'origine remonte à la période Edo (1600 - 1868), lorsque les kiji-shi, les artisans spécialisés dans le travail du bois, réalisèrent les premières de ces poupées à partir d’ustensiles de cuisine.

Traditionnellement les poupées Kokeshi sont fabriquées en bois de cerisier, de poirier ou d'érable qui doit être séchés de 1 à 5 ans pour être sculptable. Elles sont peintes à la main et décorées de fleurs. On passe ensuite une couche de laque pour faire durer la peinture et donner un aspect brillant. Elles mesure en moyenne entre 3 et 60 cm bien que l'on trouve des modèles géants de plus d'un mètre.

ces poupées qui représentaient autrefois des samouraïs, des personnages de contes, des moines et servaient de jouets pour les enfants des paysans. Ces poupées japonaises traditionnelles étaient constituées d’une tête et d’un corps cylindrique. Aujourd'hui encore cette tradition s'est maintenue. Il existe deux types de kokeshi :

La première est la dento kokeshi, la version traditionnelle qui est produite dans la région de Tohoku et qui respecte des formes et couleurs définies depuis plusieurs siècles. La seconde est la shingata kokeshi qui est une version moderne qui est apparue au début des années 5O et qui est principalement produite dans la région de Gumma. Les artistes ont une liberté totale quant au choix des formes et des couleurs. Ce sont aujourd'hui les modèles les plus appréciés car globalement plus travaillés, colorés et originaux.

Aujourd'hui la poupée Kokeshi représente principalement une petite fille mais il existe des modèles pour garçons. Elle symbolise le vœu et le désir d’avoir un enfant en bonne santé. Elle s'offre traditionnellement lors d'une naissance, d'un mariage ou lors de la fête des garçons (célébré le 5ème jour du 5ème mois) ou des filles (célébré le 3ème jour du 3ème mois). Elle est également aujourd'hui un excellent cadeau pour un anniversaire.

A chaque automne, un concours est organisé au Japon où les « maîtres kokeshi » rivalisent de talents. Les plus talentueux sont récompensés par des institutions régionales ou nationales et un prix est attribué par le premier ministre du japon lui-même.

Les poupées Kokeshi sont devenues un phénomène de mode incontournable, notamment grâce aux Kimmidoll, une variante de la poupée et de nombreuses boutiques spécialisées en vendent. Elles décorent à merveille une chambre sur une étagère par exemple. On compte plus d'une centaine de types de poupées kokeshi. Ces jolies poupées japonaises en bois sont offertes, dans la tradition japonaise, pour déclarer son amitié ou son amour à la personne qui le reçoit. Elles font une excellente idée cadeau et une déco zen et design dans une chambre ou même un salon.

Vous trouverez ces poupées dans notre boutique en ligne. Toute l'équipe du blog en profite pour vous souhaiter une excellente année 2017!

lundi 26 décembre 2016

L'art tantrique


Le tantrisme (du mot sanskit tantra) est un courant religieux qui se développa probablement chez les jaina de l'ouest de la péninsule indienne, vers le IVème ou Vème siècle ; il se répandit relativement vite, au Bengale surtout où il fut adopté tant par certains courant du brâhmanisme que par des sectes bouddhiques, d'où il passa rapidement au Nepal et au Tibet.

Il est très difficile de donner une définition du tantrisme, car celui-ci englobe une grande variété de croyances indiennes, certaines venues du fond des âges, d'autres très récentes. Le tantrisme ne fut révélé en Europe que par les ouvrages d'A. Avalon, et l'art du tantrisme ne commença à être connu qu'après la dernière Guerre mondiale, lors de de petite expositions à caractère souvent presque confidentiel, organisées à Londres, Paris, Rome ou New York, sous l'égide de son "découvreur", un Bengalî du nom d'Ajit Mookerjee. L'art tantrique n'a pas de limites précises et il serait mal venu d'en proposer une définition. C'est simplement un ensemble d'œuvres artistiques qui illustrent des concepts purement indiens, notamment celui qui prône l'atteinte à l'extase en méditant sur une vision "sexuelle" du cosmos et en donnant une place privilégiée au principe créateur femelle ; ces concepts rejoignent ainsi les croyances antiques en la "Déesse-mère". Mais les adeptes du tantrisme, ou tântrika, y associent toujours la puissance fécondatrice de l'élément mâle. En ce sens, il y a quelque chose de proprement taoïque dans le tantrisme indien, sans qu'on puisse dire qu'il y eut, au début en Inde tout au moins, de relations entre le tao (dao) chinois et l'esprit religieux indien.

Les manifestations artistiques et populaires du tantrisme sont donc extrêmement différentes et se traduisent aussi bien dans la peinture que dans la sculpture et la gravure, et cela sous des formes qui varient d'une région à l'autre et selon les époques. Une des premières manifestations picturales tantriques fut intimement liée à la réalisation de mandala et de yantra qui concrétisaient sous forme visible, l'organisation de l'univers telle que la concevaient les jaina, les bouddhistes et les indhous. Un mandala est une représentation graphique colorée d'un univers lié à la sphere d'activité d'une divinité ou lié aux conceptions que certaines catégories de philosophes-astronomes-mathématiciens avaient du monde et de son organisation. Car une divinité n'agit jamais seule. Elle possède des pouvoirs magiques et surnaturels, des moyens d'action sur les hommes et les éléments, pouvoirs qui sont symbolisés soit par des représentations divines mineures, soit par objets ou des bras multiples conjugués. Ces divinités sont entourées de leurs moyens d'action répartis selon les horizons ; chaque divinité mineure est représentée dans sa sphère d'action orientée par rapport à la divinité principale sise au centre du diagramme. Ces mandala, surtout utilisés dans les cultes dits tantriques, et considérablement développés au Nepâl et au Tibet dans les thangka (grandes peintures représentant entre autres des mandala), sont, en Inde principalement, employées  par les sâdhaka (personnes engagées dans le processus de libération de leur énergie vitale et suivant pour ce faire une sâdhana ou discipline physique et mentale apparentée au yoga) comme support de méditation.

Le Yantra, quant à lui, est une sorte de mandala schématisé qui paraît, de prime abord, être une composition abstraite, alors que le mandala représente réellement la divinité ou les instruments de ses pouvoirs. Cette abstraction (qui d'ailleurs sera largement reprise par les peintres indiens modernes) est censée représenter une concentration concrète de l'énergie (ou de la somme des énergies) d'une divinité. Alors que le mandala est presque toujours plan, un yantra peut être visualisé en trois dimensions : c'est ainsi le plus parfait des yantra est le corps humain. On trouve des yantra taillés dans la pierre ou dans le cristal de roche. D'autres sont simplement dessinés sur du papier, de la toile, du bois, et peints des couleurs correspondant aux divinités.  

Toute l'équipe du blog vous souhaite de joyeuses fêtes!

samedi 17 décembre 2016

Créer et décorer sa boîte bento

Pour réaliser votre propre boîte bento de style japonais vous avez besoin des articles suivants :

- valisette en bois, Artemio (9,50 €)
- coton enduit Wasabi blanc, Petit Pan, 10,50 € le mètre
- peinture en bombe Julien Bleu dragée satinée, 10 €
- colle pour tissu, 6 €
- mètre ruban, cutter, punaises, différents masking tapes, sangle, ruban rose.

1/ Reportez le patron : Relevez les dimensions intérieures de la mallette. Reportez-les sur un carton. Ajustez le patron. Enlevez la sangle et peignez l'extérieur de la mallette. Pendant qu'elle sèche, tracez le patron 2 fois sur l'envers de la toile.
2/ Découpez le tissu : Une fois les fonds découpés, mesurez les hauteurs du bord intérieur et du couvercle, ainsi que le tour intérieur. Tracez puis découpez les 2 bandes correspondantes aux bords intérieurs de la mallette.
3/ Appliquez la toile : Étalez la colle pour tissu au pinceau et appliquez les 2 fonds, puis les bordures. Découpez au cutter le tissu qui pourrait dépasser.
4/ Punaisez la sangle : coupez une longueur de sangle de la largeur du couvercle, une autre au format de la poignée d'origine. Adaptez les punaises à l'épaisseur du bois avec une pince coupante. Punaisez la première la sangle à l'intérieur du couvercle. Vissez l'autre à la place de la poignée.
5/ décorez le couvercle : créez des motifs kawaii en appliquant du masking tape de 2 teintes différentes sur toute la surface du couvercle.

Vous pouvez acheter vos boites dans notre boutique ebay en ligne dont vous trouverez le lien sur la colonne de droite.

samedi 10 décembre 2016

Les objets laqués vietnamiens


Si il y a bien une matière qui symbolise la décoration et l’artisanat vietnamien, c’est bien la laque. Les Vietnamiens connaissent l’art de la laque depuis la nuit des temps, mais c’est sous le règne du roi Lê NhânTôn (1443-1460) qu’il prit son véritable essor. Un mandarin de la Cour fut envoyé en Chine avec la mission d’y apprendre un métier susceptible de procurer aux paysans vietnamiens de nouvelles ressources. Après plusieurs mois passés dans la province chinoise de Hunan, au cours desquels il fut initié aux secrets de l’art chinois de la laque, le mandarin-espion retourna dans son pays. Mais déception, ses premiers essais ne furent pas une réussite. Il retourna alors en Chine pour peaufiner la technique. Et, revenu au Vietnam, ses nouveaux essais furent un succès : pour que la laque adhère bien à son support, il faut que celui-ci soit recouvert au préalable d’une couche de gomme de kaolin. C’est là tout le secret chinois de l’art de la laque. En reconnaissance de ses bons et loyaux services, les habitants de Binh Vong élevèrent sur ordre du roi un temple à la mémoire du mandarin Trân Tuong Công, considéré depuis lors comme le patron des laqueurs et honoré comme un génie par les Vietnamiens.

La laque est une substance d’origine végétale, sorte de résine extraite par incision d’un arbuste, le cây son ou laquier, qui pousse en abondance dans le nord du Vietnam. Dans un récipient rempli de liquide crémeux et blanchâtre, on recueille la couche supérieure, pure et légère. Puis on la malaxe pendant une quarantaine d’heures avec un mélange de colophane. La laque noircit et prend son éclat. A ce stade de préparation, on peut la teindre avec des colorants chimiques (autrefois on utilisait que des produits naturels comme le cinabre, la graine de Perse, l’or et l’argent en feuilles de nacre).

La technique du laquage comporte plusieurs étapes. Il faut d’abord choisir le bois, du teck généralement pour les plus beaux objets, sinon du contreplaqué ordinaire. Ensuite, le bois est entoilé, c'est-à-dire recouvert d’une toile imbibée de laque brute. On laisse sécher le tout pendant une semaine, puis commence l’opération de masticage. Ensuite il faut compter 11 couches de laque sur l’objet ou le meuble. Entre caque couche, il faut poncer la surface laquée avec des os de seiche et de la pierre ponce pour chasser les aspérités. Un travail extrêmement minutieux. La décoration et l’incrustation des motifs décoratifs ne se font qu’après le ponçage de la huitième couche.

On trouve aujourd’hui, notamment dans notre boutique, de nombreux bibelots décoratifs en laque du Vietnam (boîtes à bijoux, à crayons, bols, assiettes, vases….) qui font toujours de très beaux cadeaux.

samedi 3 décembre 2016

Les statuettes népalaises

Les statuettes en bois népalaises


Peu d'anciennes statues en bois népalaises ont survécurent à notre époque. A l'origine elles étaient dans les temples du Népal mais ont en trouve surtout dans les musées. Aujourd'hui un nouvel artisanat à vu le jour au Népal, reprenant cette tradition ancestrale à destination de la vente aux touristes et à l'exportation.

Les statues en bois népalaises représentent le plus souvent des dieux bouddhistes ou hindouistes (Shiva, Lokeshvara) mais aussi des représentations érotiques, parfois les deux, séparées par une fleur de lotus. Dans la symbolique, c'est sous le lotus que se trouvent les eaux cosmiques, le chaos, ou bien la vie humaine telle qu'elle est avec ses passions ; au dessus du lotus se situe la vie divine. Les statuettes de bois népalaises servaient à l'occasion de certains rituels tantriques bouddhistes ou hindous.

Ces sculptures sur bois sont traditionnellement peintes de couleurs vives : rouge, jaune, vert, bleu et ocre. La richesse des détails est impressionnante et l'expression des visages unique.

En décoration, les statuettes en bois népalaises apportent par leur seule présence une ambiance à la fois divine et sensuelle à la pièce qu'elles décorent.

Les statuettes en métal népalaises (fait)

Les statuettes en métal népalaises sont, comme l'ensemble de l'art et de l'artisanat népalais, d'inspiration religieuse. Depuis plusieurs siècles les ateliers de fabrication de ces statues est implanté à Patan, à l'intérieur des monastères.

Les artisans sont bouddhistes, de la caste des Shakya. Les premières statues de métal découverte remontent au VIIème siècle mais on pense qu'il en existait au moins deux siècles avant.

Beaucoup de statuettes portent le nom du donateur, car elles sont à la base offertes comme offrandes religieuses. C'est aussi un objet de mémoire, pour se souvenir d'un être cher disparu. Elles représentent le plus souvent un dieu du panthéon bouddhiste.

Ces statuettes sont souvent en cuivre mais comprennent aussi selon les cas du zinc et du plomb. Les plus précieuses contiennent du bronze et de l'or. Les plus belles d'entre elles comprennent l'incrustation de pierres semi-précieuses telles que la turquoise, l'opale, le cristal ou le lapis-lazuli. De la peinture dorée est le plus souvent appliqué à ces statuettes.

En décoration, une statuette en métal népalaise apporte un cachet et une spiritualité uniques à une pièce. On trouve aujourd'hui dans certaines boutiques de très belles reproductions. Vous pouvez retrouve nos statuettes dans notre boutique ebay pour un cadeau de noël original.

samedi 26 novembre 2016

Histoire de la peinture chinoise


La peinture chinoise de cour

La peinture chinoise de cour (206 av JC-960 ap JC) est la peinture des commandes impériales et des églises bouddhistes et taoïstes. La peinture de cour, à travers la peinture de personnages, illustre à partir des Han (206 av JC-220 ap JC), les vertus confucéennes. En dehors de la cour et des divinités, l'art classique ignore la société chinoise : poissons, pivoines, bambous et montagnes composent l'essentiel du registre académique.

La peinture de paysage apparaît vers le IVème siècle après JC, époque d'insécurité où la montagne apparaît comme un refuge. Elle se nourrit autant du spectacle de la nature que de l'imaginaire. Le peintre Zhang Zao écrit au VIIIème siècle : "il faut apprendre de la nature et peindre l'image dans son esprit".

Les maîtres anciens cherchent moins à reproduire avec exactitude les formes naturelles qu'à mettre ces formes au service de leurs idées. La promenade printanière de Zhan Ziqian reste une oeuvre marquante de la peinture de paysage. Wu Daozi, surnommé le "roi des peintres" marque l'apogée de la peinture de cour sous les Tang.

A la fin des Tang (618-907) et durant les Cinq Dynasties (618-907), la tendance à employer moins de couleurs, voire uniquement de l'eau et de l'encre, devient prédominante. Concentré de nature, le paysage à l'encre (Shan Shui : montagnes et eaux) n'est jamais réalisé sur le site, mais recomposé à partir d'images et d'impressions. L'utilisation du rouleau date de cette époque.

La peinture de cour, quelle soit de personnages ou de paysages est un classique de la décoration chinoise. Vous en trouverez de nombreux exemplaires en tableaux ou en rouleaux dans notre boutique de décoration chinoise.


La peinture chinoise lettrée

La peinture chinoise lettrée (960-fin du XVIIème siècle) apparaît sous la dynastie des Song du Nord avec l'ascension de l'artiste lettré, poète et calligraphe. Contrairement au peintres d'avant, ce dernier regarde la peinture sous le prisme de la peinture mais aussi de la calligraphie.

Destinée à son plaisir personnel et à celui de ses proches, la peinture veut divertir. Les oeuvres produitent répondent à une esthétique qui s'adresse à la dimension spirituelle et au sens poétique. Les lettrés de la période Song inaugurent l'habitude de noter un poème sur l'oeuvre.

L'exploration des capacités expressives du pinceau et de l'encre, héritée de la calligraphie, devient l'enjeu principal de la peinture à partir des Yuan, qui postulent que la forme et le contenu de l'inscription sont partie intégrante de l'oeuvre. Zhao Mengfu (1254-1322), dans un poème inscrit sur une peinture de rocher et de bambous, dit que la calligraphie et la peinture sont identiques.

Les paysages à l'encre des époques Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911) s'appuient sur une tradition écrasante : naturalisme idéalisé des Song (960-1278) et jeux d'encre et de pinceau des Yuan (1279-1368). Une composante de la peinture chinoise est la citation des classiques. Les artistes Ming délaissent l'originalité pour se placer dans la filiation d'un maître. Le paysage "à la manière de" voit naître un grand nombre de peintres célèbres : Shen Zhou, Wen Zhengming, Tang Yin et Qiu Ying sous les Ming ; Zhu Da, Shitao, Zheng Xie et Li Shan sous les Qing.

Sous les Qing, le poème inscrit sous la peinture devient éssentiel à la création des effets visuels. Dans Bambous et rochers, Zheng Xie (1693-1766) évoque les contours rocailleux en jouant sur les lignes et gradations de gris de la calligraphie, ainsi Li Fangying (1695) ajoute un poème vertical à son "Poisson nageant" pour symboliser une berge.

La peinture chinoise lettrée est un must en décoration chinoise, vous trouverez de nombreux rouleaux dans notre boutique de décoration chinoise.

La peinture chinoise et la rencontre avec l'occident

A la fin du XIXème siècle, les grands maîtres sont tous formés aux styles savants de la Chine impériale : Wu Changshuo et Qi Bashi comptent parmi les artistes les plus renommés. La Chine devient une république en 1911 ; pour les peintres chinois, la sensibilisation aux techniques de la peinture occidentale des années 1920 et à l'art moderne des années 50 ouvre un tout nouvel univers.

Les premiers artistes chinois partis étudier à l'étranger dans les années 20, notamment en France et en Russie, reviennent en Chine avec des techniques nouvelle et une conception différente de la peinture. A leur retour, ils se risquent aux portraits des proches ou aux scènes de rue, fortement inspirées de la misère et des différences sociales.

Les tentatives de fusion volontaire des deux traditions n'entament dépendant pas la séparation entre école chinoise (encre et aquarelle, dessin linéaire, perspective aérienne) et école occidentale (couleurs à l'huile, ombres et lumières, perspective focale).

La peinture révolutionnaire et post-révolutionnaire chinoise

En 1949, l'avènement de la République populaire de Chine entraîne une floraison d'oeuvres de commandes, inspirées du réalisme socialiste soviétique, glorifiant l'entrée dans une ère nouvelle, "le renouveau d'un pays et l'avenir du peuple". Mao Zedong va précipiter l'intérêt pour des sujets de société, il considère que les artistes doivent se mettre au service de la révolution.

Jouissant d'une liberté d'expression retrouvée à la fin de la Révolution culturelle (1976), les grands maîtres choisissent alors leurs sujets et méthodes de travail, tandis que la jeune génération explore de nouveaux concepts. Parmi les peintres les plus célèbres citons Xu Beihong, Pan Tianshou, Huang Binhong, Li Keran, Li Kuchan, Liu Haisu, Fu Baoshi, Ye Qianyu et Guan Shanyue. Il faut attendre pourtant 1980 pour qu'un peintre officiel, Luo Zhongli, ose représenter la misère, sous les traits d'un paysan tenant un bol vide.

Le "mouvement des étoiles" (1979) se détache alors de l'école traditionnelle, ouvrant la voie aux artistes d'avant-garde. Ces derniers s'intéressent à la manière dont les chinois d'aujourd'hui gèrent le passé et ses fantômes.

samedi 5 novembre 2016

Le mobilier chinois ancien


L'étude du mobilier chinois, notamment sa datation, est rendu difficile par l'absence de documents écrits. On distingue deux catégories de meubles : ceux qui sont laqués et ceux en bois durs.

Le mobilier laqué était surtout destiné aux temples, au palais et aux lieux de plaisir. On se contentait souvent de sapin argenté pour le bâti. Le laque pouvait être sculpté, peint, incrusté de nacre ou traité selon la technique dite de Coromandel.

Au XIXème siècle, on aima à insérer des panneaux en marbre ou en céramique dans le dossier des chaises ou le châssis des écrans. Pékin et Suzhou étaient spécialisés dans les meubles en laque peint. Le mobilier en bois dur était particulièrement prisé par l'aristocratie et les classes aisées, mais trouvait également place dans les appartements privés du Palais impérial.

Son raffinement tient à l'élégance des proportions, la clarté des lignes et le choix du bois, sélectionné pour sa couleur, son parfum et son poli. Les essences les plus prisées étaient les bois de rose, zitan, huali et hongmu. Certains importés d'Asie du Sud-Est, ne furent utilisés qu'à partir de 1567, date à laquelle l'interdiction qui pesait sur le commerce maritime fut levée.

Cet événement marque le début de la grande époque de l'ébénisterie chinoise, de 1580 à 1720 environ. Issue de la charpenterie, elle n'utilise ni clous ni vis, et repose essentiellement sur une science très ingénieuse des assemblages, à tenons, mortaises ou onglets. Cette particularité rendait les meubles facilement démontables et donc transportables.

Les empereurs Yongzheng et Qianlong encouragèrent au sein des ateliers impériaux l'élaboration de nouvelles formes. Durant l'ère Aianlong, qui se caractérise par une sophistication accrue, elles s'inspirent, parfois de manière fantaisiste, de l'Antiquité : ainsi les meubles en racine ou en bois noueux connurent une grande vogue, autant pour leurs formes, à la fois baroques et naturelles, que pour leur pouvoir d'évocation des idées taoïstes ou bouddhistes.

L'utilisation de meubles chinois pour décorer une pièce dans un style chinois traditionnel est du plus bel effet. Selon le type de meuble utilisé vous donnerez à votre intérieur une atmosphère unique, rappelant les pèriodes les plus fastes de l'empire du milieu.  

dimanche 30 octobre 2016

Les différents styles de déco : zen, feng shui etc...


Un des grands avantages de la décoration asiatique est que vous pouvez créer le look de compensation par l'encombrement et l'ajout de quelques accessoires bien choisis, ou vous pouvez investir plus de temps et d'énergie dans une mise à jour complète du domicile. Peu importe ce look que vous choisissez, vous pouvez le personnaliser en y intégrant la famille de photographies, d'objets, souvenirs de voyages, soi-même des projets et des œuvres d'art ne préférée dans le plan de la conception.

Les types

La décoration asiatique est étonnamment diversifiée. Il y a le noir et blanc contre le métal accents minimalisme populaire en hausse de Tokyo. Ensuite, il y a l'aspect terreux, les plus chaudes de fermes classiques japonais et chinois, avec des tons chauds et des pièces artisanales. Le look Zen intègre de nombreuses caractéristiques de la tendance éco-conception, avec des matériaux naturels et des tons apaisants.

Caractéristiques

Les caractéristiques des marques de décoration asiatique sont des lignes épurées et harmonieuses paramètres. Moins est plus, si vous devez réduire l'encombrement et de détritus ou de l'utilisation quotidienne cabinets d'Asie pour les options de rangement caché. Commodes avec de multiples petits tiroirs ou de niches de tailles différentes sont des options populaires. Rechercher des touches artisan en articles de décoration d'Asie, tels que les textiles brodés, tapis teints à la main, de la menuiserie en morceaux de bois et pièces vintage réorientés en plus des objets fonctionnels.

Fonction

les intérieurs asiatiques sont adaptables. Ils comprennent habituellement faible, pièces modulaires qui permettent propriétaires de maison à réorganiser les meubles à des fins différentes. Un futon sert un divan et un lit. Un écran à trois volets avec inserts papier translucide fonctionne comme un couvre-fenêtre, séparation de pièce ou de l'écran la vie privée. Armoires, étagères, coffres et tables offre cachée options de stockage.

Effets

La déco asiatique invite la quiétude dans la maison. Les matériaux naturels et les meubles bas d'encourager la lumière naturelle d'entrer et de Voyage à travers les espaces ouverts. Quand cela est fait correctement, le regard se sent transparente, même avec le mélange d'ancien et de nouveau et finement ouvré avec marché aux puces trouve. L'effet final est le sentiment d'un intérieur où ses objets sont bien utilisés et aimé.

Considérations

Bien que les décors asiatiques évitent l'encombrement en excès pour nettoyer les surfaces, il ya des détails design étonnant vous pouvez trouver. Une cour ou un dessus de table peut être consacré à un jardin zen avec des pierres et du sable. Une fenêtre de la cuisine peut regarder sur un morceau traditionnel de l'architecture des jardins, comme une lanterne de pierre, une porte en bois ou une pièce d'eau. L'intégration du Yin et du Yang grâce aux accessoires pop crée visuel dans les intérieurs asiatiques. Un bol en laque noir peut contenir des pierres blanches, ou un tatami bruts peut tenir céramique lisse.

La décoration indienne


la décoration indienne est dynamique et riche en histoire et tradition. Des couleurs riches et exotiques sont utilisées pour les murs, alors comparer les couleurs de peinture dans un rouge profond, des ors majestueux et bleus turquoise vif. Rechercher des accents dans les tons de joyaux, comme le violet et orange. La décoration indienne répugne jamais loin de la couleur, si l'embrasser dans votre propre maison pour recréer un décor de style indien d'influence. Le style indien utilise aussi beaucoup de modèles, afin de choisir du papier peint ou d'autres accents qui ont des conceptions complexes. Meubles et le tissu sont richement conçue, et les éléphants sont présentés comme un précieux accessoire - comme des statues, des peintures ou d'autres accessoires. Recherchez un sari indien sur un marché aux puces ou magasin et tirer les couleurs et les textures de lui pour créer et authentiquement indienne chambre inspirée.


Décor chinois

décor chinois met l'accent sur l'utilisation de l'art d'affichage des pièces et des intérêts à une chambre. Les peintures murales sont largement utilisés, que ce soit sur les murs ou sur des morceaux de poterie pour des scènes du folklore chinois. La couleur rouge est utilisée autant que possible, que le rouge est considérée comme bonne chance dans la culture chinoise et, par conséquent, très souhaitable d'avoir en sa maison. Pour décorer avec l'influence chinoise, utiliser le rouge sur les murs et mettre en poteries antiques qui sont émaillés d'œuvres d'art. Rechercher des pièces qui dépeignent des histoires ou des histoires du peuple chinois. Contraste vos murs rouges avec des bois sombres pour créer un équilibre suppression sophistiqué.


Décor japonais

centres de décor japonais sur clairsemé et l'utilisation de fibres naturelles dans la décoration. Une maison traditionnelle japonaise aura tatamis nombreuses pour le confort des clients, et vous verrez que les couleurs qui sont intégrés au décor japonais sont ceux trouvés dans la nature: la couleur du bambou, gris pierre et d'autres couleurs naturelles qui illicites un environnement serein. décorateurs japonais faveur des éléments d'eau, donc ajouter un peu de sérénité à votre chambre avec une petite fontaine ou décoration murale de vie. Les paravents Shoji sont utilisés pour séparer les zones d'une pièce. Placez un écran entre la cuisine et le salon pour créer une ambiance calme et relaxante espace de vie.

samedi 22 octobre 2016

Le lit dans une chambre Feng Shui



Le Feng Shui considère la chambre comme l'une des pièces les plus importantes de la maison. Les adultes passent un tiers de leur vie dans un lit, les enfants et les adolescents plus encore. Il s'agit donc d'un lieu majeur pour une vie harmonieuse.

Le lit en lui-même doit se trouver diagonalement opposé à la porte. L'élément de surprise n'est jamais recommandé dans une chambre. Si la porte n'est pas visible du lit, un miroir bien placé permettra à ses occupants de voir toute personne qui entre. Un lit dont le pied est aligné avec la porte est dit en "position mortuaire" en Chine, parce que les cercueils sont ainsi placés en attendant l'enterrement.

Portes et fenêtres se faisant face sont considérées comme défavorables. Si une ligne de chi entre deux fenêtres, ou une porte et une fenêtre traverse le lit, elle peut provoquer une maladie.

Dans l'idéal, le lit devrait se trouver éloigné du sol d'une hauteur suffisante pour que l'air puisse circuler en dessous. Les tiroirs remplis de vêtements en réserve et les caisses de journaux et de magazines glissés sous le lit entraînent un chi stagnant indésirable.

Le lit doit être fait dans un matériau naturel qui peut respirer. Le bois est le plus courant mais le bambou peut être choisi. Une tête de lit protège et soutient mais elle doit être soigneusement fixée. Le lit sera adossé à un mur et non à une fenêtre qui peut donner un sentiment d'insécurité et laisse passer les courants d'air.

Si un lit double est difficile d'accès et que l'un de ses occupants est obligé de grimper l'un ar-dessus l'autre pour y entrer ou en sortir, le climat sera houleux. La meilleure position pour un lit est contre un mur, avec assez d'espace de chaque côté pour une petite table ou un placard. Un seul chevet ne convient pas, l'équilibre devant être respecté.

La pagode japonaise

La pagode (tô) est l’édifice central du temple bouddhique au VIIe siècle. Si l’origine est indubitablement chinoise, il est difficile ...