dimanche 11 septembre 2016

La céramique vietnamienne


Les premières céramiques au Vietnam remontent au milieu de l'âge de pierre, il y a environ dix mille ans. Dans l'ère néolithique, lorsque les techniques de fabrication des objets en pierre ont atteint un haut degré de sophistication et les produits céramiques de la période ont également commencés à prendre un caractère artistique. Ils ne sont plus rudimentaires et sont dotés de modèles rythmiques originaux montrant la pensée géométrique.

Aujourd'hui, nous pouvons reconstituer avec précision le processus d'élaboration et de décoration utilisés dans chacune des trois étapes de l'art de la céramique de l'âge du bronze : Phung Nguyen (il y a 4000 ans), Dong Dau (il y a 3300 ans) et Go Mun (il y a 3000 ans). Les processus impliqués dans la fabrication de céramique de cette période sont similaires à ceux qui sont encore utilisés dans la campagne vietnamienne d'aujourd'hui. Les techniques utilisées pour décorer des objets en céramique des trois étapes mentionnées ci-dessus sont devenus les premiers modèles de motifs décoratifs utilisés sur les objets en bronze de la période de Dong Son.

Au cours des dix siècles de domination chinoise et les luttes continuelles pour l'indépendance, les Vietnamiens ont continués de produire des céramiques en fonction de leurs méthodes traditionnelles, tout en essayant d'apprendre et d'adapter les techniques chinoises.

Les céramiques vietnamiennes ont connues une période extrêmement créative sous la dynastie des Ly (1010-1225). Les artisans de cette période se sont sans aucun doute inspirés de l'antique tradition de la céramique vietnamienne ainsi que de celle de la céramique Tam Thai la dynastie des Tang et de la tradition de porcelaine céladon de Chine. Les céramiques émaillées de jade de la dynastie des Ly étaient célèbres dans toute la région de l’Asie du Sud-Est et appréciées pour leur beauté jusqu’au Moyen-Orient.

Beaucoup de céramiques de cette époque étaient de formes minces et recouvertes d'une glaçure vert émeraude. L'émail était produit dans différentes nuances: vert grisâtre pâle, vert jaune, vert clair, violet vert.

A côté des centres traditionnels de céramique de l'époque Ly Thanh Hoa et ceux de la dynastie des Trân (1226-1400) dans le Thang Long (aujourd'hui Hanoi), d'autres ont par la suite été développés à Quang Yen et Nam Dinh.

Les gom sac trang (céramiques blanches), Tho Ha en gom sac do (céramiques rouges) et Phu Lang gom sac vang (céramiques jaunes) étaient  les plus appréciées.

A la fin de la période de Tran il est également apparu le gom Hoa Lam (céramique émaillée blanc-bleu).
Après avoir transféré sa capitale à Hue, la dynastie des Nguyen (1802-1945) a également prêté attention à l'artisanat de la céramique pour le service de la cour et la vie quotidienne. De nouveaux centres de production de porcelaine et de céramique comme Mong Cai et Dong Nai ont commencés à émerger aux côtés des centres anciens et des fours établies de longue date.

Le commerce de la porcelaine sous la dynastie des Qing, le commerce de la porcelaine vietnamienne prospère et de nos jours, la céramique moderne vietnamienne est basée sur les techniques traditionnelles de fabrication de céramiques qui ont fonctionné pendant des centaines d'années.

Les potiers utilisent toujours de l’argile ou du kaolin, ainsi que des oxydes minéraux, pour créer des bol à riz, des théières ou bien encore des vases, qu’ils recouvrent d’émaux craquelé ou uni et qu’ils décorent de dragons ou de fleurs en relief, colorés par une argile ferrugineuse.

La technique consiste toujours à broyer l’argile avec un pilon actionné par les pieds, puis à la laver. Le liquide obtenu passe alors par une trémie en bois et s’écoule dans divers bassins. Après séchage, il donne une pâte que l’on façonne avec un tour actionné par les pieds et que l’on recouvre ensuite d’une couche de pâte blanche mélangée au kaolin. Lorsque l’on y ajoute des cendres, on obtient des émaux que l’on peut teinter avec des oxydes minéraux.

Cette technique qui peut paraître basique fait cependant la qualité et la réputation de la céramique vietnamienne qui est prisée aujourd’hui dans le monde entier.

samedi 27 août 2016

Comprendre les symboles de bon augure dans les arts bouddistes indiens, népalais et tibétains



La notion de bon augure occupe une place importante dans l'esprit des Tibétains. La manifestation est conçue dans le bouddhisme non comme une collection d'éléments indépendants mais comme un réseau interdépendant où chaque élément dépend des autres et influe sur eux. D'une certaine manière, les sciences telles que nous les entendons (physique, chimie, biologie…) ne font rien d'autre qu'étudier cette interdépendance. Elle est toutefois conçue de manière beaucoup plus vaste dans la pensée bouddhiste que ce que nous faisons habituellement. On retrouve ces symboles dans les différentes œuvres d'art indienne, népalaise et tibétaine, en comprendre le sens c'est souvent comprendre l'objet. On les trouvent également sur les temples comme motifs décoratifs.Il existe 8 symboles de bon augure dans l'art bouddhiste de ces trois cultures, qui représentent chacun une partie du bouddha  :

La conque dextrogyre : la conque blanche dextrogyre (s'enroulant vers la droite), symbolise le son du dharma profond, qui se répand au loin et s'accorde aux aspirations, aux capacités et aux prédispositions des disciples, éveille les êtres du sommeil de l'ignorance et les incite à accomplir leur propre bien ainsi que le bien des autres. La parole du Bouddha est comparable à la conque.

La bannière de victoire : la bannière de victoire représente la victoire sur les négativités et les obstacles grâce aux actes accomplis par le corps, la parole et l'esprit. Elle témoigne aussi de la complète victoire du dharma sur les forces du mal. Le corps du Bouddha est comparable à la bannière de la victoire.

Le parasol : le précieux parasol symbolise l'activité qui protège les êtres. En cette vie, il les garde des maladies, des obstacles, des accidents, des esprits malins. Dans leurs vies à venir, il les protège des souffrances des trois mondes inférieurs (enfers, esprits avides et animaux). Le parasol symbolise aussi la joie de la fête des actes positifs, rafraîchie par son ombre. La tête du Bouddha est comparable au parasol.

La roue : la roue d'or symbolise la mise en mouvement de la roue du dharma, c'est à dire la propagation de l'enseignement de Bouddha, à la fois sous la forme théorique et sous sa forme pratique, dans toutes les directions et dans toutes les époques, enseignement grâce auquel les êtres connaissent le bonheur des actes positifs et de la libération. La plante des pieds du Bouddha est marquée par une roue.

Les poissons d'or : les poissons d'or augurent de l'absence de crainte des êtres lorsqu'ils se sont dégagés du danger de se noyer dans l'océan de souffrances du samsara et qu'ils possèdent la capacité de se mouvoir librement dans le monde de la transmigration, tout comme un poisson se meut dans l'eau librement et sans crainte. Les yeux du Bouddha sont comparables aux poissons d'or.

Le nœud sans fin : le nœud sans fin représente l'interdépendance de toutes choses, notamment de la pratique du dharma et du soutien que lui apporte la société. Il symbolise aussi l'union des moyens et de la connaissance, l'inséparabilité de la vacuité et de la production interdépendante. Du point de vue de l'éveil, il symbolise encore l'union de la sagesse et de la compassion. L'esprit du Bouddha est comparable au nœud sans fin.

Le lotus : la fleur de lotus symbolise la purification du corps, de la parole et de l'esprit ainsi que le plein épanouissement de l'activité bénéfique dans l'état de libération. La langue du Bouddha est comparable au lotus.

Le vase aux trésors : le vase aux trésors représente une pluie sans fin de longue vie, de richesses, de prospérité, de tout ce qui est bon pour les hommes dans le domaine spirituel. Son embouchure est ici surmontée d'un joyau flamboyant. Le cou du Bouddha est comparable au vase au trésors.

vendredi 29 juillet 2016

Le musée Cernuschi


Le musée Cernuschi, musée des arts de l'Asie de la Ville de Paris, perpétue l'œuvre d'Henri Cernuschi, personnalité hors du commun, et constitue un lien entre la capitale, la Chine et les autres civilisations asiatiques. Né à Milan en 1821, Enricho Cernuschi, patriote italien, doit se réfugier en France après la révolution italienne de 1848. Économiste et banquier, il fait fortune entreprend de 1871 à 1873 un voyage au Japon puis en Chine où il acquiert près de 5000 œuvres d'art, dont un grand nombre de bronzes. A son retour, sa collection est exposée au palais de l'Industrie, concourant ainsi à l'émergence du Japonisme. Parallèlement, il se fait édifier par l'architecte William Bouwens der Boijen (1834-1907) un hôtel particulier dans le 8ème arrondissement de Paris qu'il lègue à la ville de Paris. Le musée est inauguré en 1898, deux ans après sa mort. Aujourd'hui le musée est consacré pleinement à l'art et à l'archéologie de la Chine ancienne.

On y trouve dans une première salle les arts artisanaux chinois du néolithique. En Chine, différentes cultures aux particularismes très marqués s'épanouissent simultanément, on trouve ainsi dans cette salle diverses céramiques à pâtes fines. Une deuxième salle est consacrée à la dynastie Shang avec notamment des bronzes à usage liturgique. Traditionnellement, on partage ces bronzes en deux catégories, ceux destinés aux aliments solides et ceux réservés aux liquides, particulièrement à des boissons fermentées consommées chaudes, à base de millet et de sorgho. Une troisième salle est consacrée à la dynastie des Zhou, avec là encore, de très beaux bronzes.

La 4ème salle, plus petite, est consacrée à l'époque des Royaumes combattants avec des laques et des bronzes superbes. Des motifs comme des frises structurées par des obliques aux terminaisons en enroulement et une bichromie rouge et noire témoignent d'une influence de l'art du laque. La 5ème salle, la plus grande de ce niveau est dédiée à la dynastie des Qin et à la dynastie des Han. On y trouve du très beau mobilier funéraire d'époque ainsi que des statuettes magnifiques.  La 6ème salle qui est à l'étage, est consacré au statuaire bouddhique, avec de somptueuses statues d'influences indiennes jusqu'aux statues proprement chinoises. La 7ème salle est consacrée à la dynastie Tang, avec notamment de superbes statues en terre cuite. Enfin la 8ème salle est consacrée à la dynastie des Song avec notamment de très beaux vases en grès et des céramiques.

Musée Cernuschi
7 avenue Vélasquez (entrée 111-113 boulevard Malsherbes)
75008 PARIS
Tél : 01.53.96.21.50
Métro : Villiers ou Monceau
Ouvert tous les jours de 10H à 18H, sauf lundi et jours fériés.

samedi 25 juin 2016

Le choix des couleurs dans le Feng Shui


Les couleurs sont un élément essentiel dans le Feng Shui. D'après le Tao, toute chose vient de l'interaction du yin et du yang. Yin est la couleur noire qui absorbe toutes les couleurs et Yang est le blanc qui les reflète.

La couleur est une vibration à laquelle chacun de nous répond sur de nombreux plans, conscients et inconscients. Elle modifie la sensation éprouvée dans différents lieux et à un effet sur notre humeur. La couleur c'est aussi la lumière puisque la lumière contient toutes les couleurs, chacune avec son propre rayonnement. La situation est différente selon chaque maison et chaque pièce. La qualité de la lumière dépend de la taille, de l'aspect et du décor des fenêtres, de la lumière artificielle et de la dimension des pièces.

Les matériaux utilisés pour le sol, le décor et les tissus reflètent et transmettent la lumière ou l'absorbent. La couleur permet de créer une illusion :

- de taille : les teintes sombres absorbent plus de lumières que les claires,
- de profondeur : les pigments naturels attirent la lumière ou la reflètent selon l'heure du jour et la saison,
- de mouvement : des taches de couleurs produisent mouvement et énergie dans la pièce.


Dans le Feng Shui chaque couleur à sa signification :


Le bleu : le bleu, paisible et apaisant, est lié à la spiritualité et la contemplation. Il convient très bien dans une chambre mais à éviter dans une salle à manger ou un bureau.

Le blanc : le blanc symbolise les nouveaux départs, la pureté et l'innocence. Idéal pour les salles de bains et les cuisines mais à éviter dans les chambres et les salles à manger.

Le brun : le brun évoque la stabilité. Il convient bien à un bureau mais pas à une chambre.

Le jaune : le jaune est associé à la clarté et l'intelligence, il stimule le cerveau et facilite la digestion. Il convient aux couloirs et aux cuisines mais à éviter pour une salle de bains.

Le noir: le noir est mystérieux et indépendant. Il convient à des chambres d'adultes ou d'adolescents mais est à éviter pour celles des jeunes enfants, ainsi que pour les bureaux et salles de séjours.

L'orange : couleur puissante et gaie, l'orange encourage la communication. Il est idéal pour une entrée, une salle de séjour ou une salle à manger mais est à éviter dans une chambre.

Le rose : le rose est lié à la pureté d'esprit. Il convient très bien aux chambres mais pas à la cuisine ni aux salles de bains.

Le rouge : le rouge est stimulant, il est associé à la chaleur, la prospérité. Il réduit la taille des pièces et augmente celle des objets. Il ne convient généralement pas aux salles à manger, aux chambres d'enfants, cuisines ou ateliers.

Le vert : le vert est symbole de croissance, de fertilité et d'harmonie. Il convient très bien à une salle de bain mais est à éviter pour un bureau ou une salle de jeu.

Le violet : le violet encourage la vitalité et convient très bien aux chambres mais est à éviter dans une salle de bains ou une cuisine.

vendredi 17 juin 2016

Les peintures murales tibétaines


Les murs intérieurs des monastères tibétains sont remarquables par leurs peintures élaborées. Couvrant des murs entiers, elles transforment les pièces en un environnement spirituel qui encercle et même submerge le fidèle de représentations expressives des nombreux mondes bouddhiques. L'effet produit par ces intérieurs est rendu encore plus spectaculaire par le contraste brutal avec le paysage extérieur, souvent aride et battu par les vents. De par le monde, beaucoup de structures religieuses sont conçues pour intensifier l'expérience religieuse par l'effet visuel ; c'est le cas des déploiements d'or des murs recouverts de mosaïques.

Dans le monde asiatique, rares sont les transitions d'une efficacité spirituelle plus grande que l'expérience vécue quand on pénètre dans un monastère tibétain : on est soudain entouré de rangées de peintures et d'images qui proclament la sainteté du lieu et transportent le spectateur dans un environnement immatériel et transcendant.

Les peinture murales tibétaines sont composées d'un mélange de tempera et de colle, préparé à partir de peaux d'animeaux bouillies, et appliqué au pinceau. Les peintures sont étalées sur une mince couche d'apprêt blanche, souvent faite de gypse avec un liant de colle et d'amidon, et recouvertes d'une couche d'argile fin poncée avec une pierre plate. Les murs proprement dits, souvent en brique d'argile, sont recouverts d'un enduit grossier de glaise mélangée à de la paille, des petits cailloux et d'autres matériaux organiques pour résister aux craquelures et obtenir une liaison appropriée ; l'argile et l'apprêt sont appliqués sur cet enduit.

Deux techniques différentes, empruntées à l'Inde du Nord, servaient en général à la peinture des figures. Les visages et les parties du corps dénudées étaient traités en trompe-l'oeil par le jeu des ombres unies pour obtenir un effet de volume, tandis que les vêtements étaient rendus par des aplats souvent ornés de motifs décoratifs aux riches détails, mais sans effet de volume. Ces procédés sont toujours utilisés aujourd'hui, les artistes continuant à améliorer les murs en faisant de nouvelles peintures.

La peinture murale est un must en décoration, si vous trouvez un artiste capable de peindre vos murs (cela se trouve), les pièces ainsi décorées auront une ambiance et une tonalité particulière qui créera une atmosphère qu'aucune autre décoration murale ne parviendra à atteindre.    

samedi 11 juin 2016

Le symbolisme en chine


Les symboles constituent une part importante du répertoire décoratif chinois. Les deux motifs pré-éminents sous le dragon et le phénix. Depuis la haute Antiquité, le dragon est considéré comme un animal bénéfique apportant la pluie ; il émerge des profondeurs de la terre ou de l'océan au printemps, pour s'y réfugier lors de l'équinoxe d'automne.

Dans la cosmologie, il est associé à l'est, au chiffre cinq et à la couleur verte. Le motif du dragon à cinq griffes est, sous la dynastie Qing, réservé à l'Empereur. L'impératrice est elle associée au phénix. Ce roi de la gent ailée n’apparaît qu'en période de paix et prospérité, ou pour augurer d'un heureux événement ; il est associé au sud et à la couleur rouge.

Sous la dynastie Han fut codifié un système un système complexe de correspondances entre les couleurs, les directions, les vertus cardinales, etc. et les cinq éléments (terre, eau, bois, feu et métal) à l'oeuvre dans le processus permanent de création et de destruction de l'univers, et résultant de la dynamique du yin et du yang.

Selon ce système, la dynastie Qing est associée à la couleur jaune et au centre ; le centre, qui désigne la position d'équilibre du yin et du yang, est synonyme de raison et de maturité.


Depuis la dynastie des Ming, les symboles sont regroupés en séries bien définies, mais connaissant des variantes. Ainsi les douze symboles représentés par paires sur la robe des empereurs Quing sont : le soleil, la lune, les étoiles, la montagne, le dragon et l'oiseau multicolore, qui correspondent aux points cardinaux et au centre ; le symbole fu et la hache, qui rappellent le pouvoir judiciaire du souverain ; la plante aquatique, le millet et le feu, qui représentent les cinq éléments.

Parmi les séries les plus fréquentes, on trouve les "Huit Précieux" de bon augure : la perle, la sapèque, le losange, le miroir, la pierre musicale, les livres, les cornes de rhinocéros et la feuille d'armoise ; et les "Huit symboles" bouddhistes : le vase, la conque marine, le parasol, le dais, la fleur de lotus, la roue de la Loi, le poisson et le noeud sans fin.

Les symboles de longévité les plus populaires sont le cerf, la grue, le pin, la pêche ou encore le champignon lingzhi ; celui -ci forme notamment la tête du sceptre ruyi, "qui réalise les désirs", souvent offert lors des anniversaires.  

samedi 4 juin 2016

Le Musée des Beaux-Arts de Hanoi au Vietnam


Aménagé dans un bel édifice de style colonial vietnamien, l'ancien internat Jeanne-d'Arc, lycée de jeunes filles par les sœurs ; à l'époque, toutes les filles européennes d'Indochine venaient faire leurs études ici. Il présent des collections de peintures, sculptures, art populaire et ethnographie. Tout y est agencé de manière très pédagogique, les tableaux sont regroupés par techniques : estampes, peinture sur soie, laque…une constante surprend de ce musée : le nombre impressionnant d'œuvres inspirées des différentes guerres. Un véritable condensé de l'histoire du pays au travers de ses artistes.

L'organisation du musée est la suivante :

Rez-de-chaussé : cette partie est dédiée à l'art de la préhistoire, essentiellement celui du nord du pays au XIXème siècle. On peut y voir de nombreuses représentations de Bouddha et de moines en bois peint ainsi que des peintures d'influence chinoise. On y trouve également des sculptures des XIIème et XIIIème siècles de la Dynastie Ly, et des XIIIème et XIVème siècles de la Dynastie Tran.

1er étage : il est consacré aux arts du début du XXème siècle et aux peintures sur laque. Deux périodes : l'une de 1930 à 1945 (époque coloniale) et l'autre de 1946 à 1954 (luttes anti-coloniales). On y découvre de beaux fusains et bois gravés représentant l'oncle Hô, des scènes de la vie paysanne etc. Quelques sculptures contemporaines sont parsemées le long du couloir. A noter une très belle boutique de souvenirs avec une large gamme de beaux tableaux à acheter pour les amateurs d'art vietnamien.

2ème étage : Cet étage abrite la section consacrée à la peinture sur soie, à l'huile ou sur papier, essentiellement contemporaine, ainsi qu'aux nombreuses sculptures d'inspiration socialiste révolutionnaire, mais moins grandiloquentes et moins figées que leurs cousines soviétiques. Pour les amateurs du genre, les œuvres sont de belles qualités.

Bâtiment annexe : le 1er étage est consacré aux arts folkloriques du Vietnam. On y trouve des peintures et sculptures composées de statues et marionnettes. Au sous-sol, dans une salle moderne et climatisée, est exposée une grande variété de céramiques dans un ordre chronologique bien agencé et dont les pièces vont du XIème au XXème siècle. Se suivent ainsi des poteries des dynasties Ly, Tran, Le So, Le Mac, Nguyen et pour finir à la période contemporaine.

samedi 28 mai 2016

Les Thangkas tibétains


Les peintures tibétaines sont surtout connues sous leur forme portative, les thangkas, réalisés sur toile et destinés à être accrochés. Comme les peintures murales, les tangkas servent d’intermédiaires entre les mondes ds mortels et des dieux. Les peintures religieuses sont consacrées, puis ensuite considérées comme habitées par le dieu qu'elles représentent : elles deviennent donc un reflet exact de son essence. Les thangkas adoptent un format vertical ; faciles à rouler, ils mesurent en général entre cinquante centimètres et un mètre cinquante de haut.Toutefois il existe aussi d'immenses thangkas, réservés aux cérémonies particulières, et nécessitant des dizaines de personnes pour les déployer.

Il s'agit en fait de bannières appliquées si grandes qu'elles peuvent être vues par des milliers de fidèles ; elles transmettent un sentiment de présence spirituelle en rapport avec leur taille. En général, les thangkas sont peints sur une toile de coton tendue sur un cadre de bois ; les contours des sujets sont faits au pochoir puis remplis de couleurs et détails.

Les thangkas roulés pouvaient facilement être transportés à travers la vaste sphère culturelle tibétaine. Ainsi la diversité des styles et des techniques des peintures de la cache découverte par des explorateurs russes à Khara Khoto au début du siècle évoque des techniques locales ainsi que des méthodes importées du Tibet, d'où est tiré le style qui domine dans ces peintures.

Beaucoup de Thangkas, en provenance du tibet, on traversé l'Asie centrale jusqu'au royaume chinois de Xixia, emportés par des pèlerins et des marchands, mais d'autres ont indubitablement été crées sur place. Un motif en damiers qu l'on reconnait dans le tissage de la toile de coton de certains thangkas n'a jamais été retrouvé au Tibet, mais il a derrière lui toute une tradition de la peinture d'Asie centrale. On a avancé que, plus qu'une technique régionale, il s'agissait peut-être d'une méthode réservée aux peintures religieuses importantes.

Un dessin préliminaire apparaît parfois sur les thangkas à certains endroits là ou la peinture est usée, mais il est rare de retrouver un dessin complet.Une des variantes  techniques les plus intéressantes  des tangkas peut être observée dans les peintures dîtes noires. Les plus anciennes datent de la seconde moitié du XVIIème siècle et il existe toute une gamme de variantes : lignes dorées sur fond noir, grandes figures, décor important, couleurs nombreuses, auréoles orange et flammées. Les peintures noires ont offert aux artistes tibétains au autre moyen d'évoquer des visions de mondes mystérieux et transcendants . tout comme les dieux féroces qui sont souvent le sujet de ces thangkas, le noir symbolise l'obscurité de la haine et de l'ignorance.

Les thangkas sont une pièce majeure dans la décoration d'une chambre ou d'un salon. Ils sont assez chers mais l'effet qu'il procurent est sans comparaison avec d'autres objets similaires.

dimanche 22 mai 2016

Réaliser une assiette ethnique asiatique




De plus en plus d'adeptes de la déco veulent, dans le cadre de loisirs créatifs, créer leurs propres objets. Nous vous proposons ici de réaliser vos assiettes murales de décoration asiatiques ethniques vous avez besoin des articles suivants :

- assiettes plates
- peinture acrylique (noire, rouge ou autre)
- 1 pinceau plat
- cerne relief or, cuivre et nacre
- cutter, papier
- maxi glu, vernis
- pompons 10 cm rouges
- perles ou clous à tête décorative

1/ Préparez le support : avec le pinceau plat, peignez l'assiettes avec la penture acrylique noire, ou de la teinte de votre choix, selon l'effet désiré. laissez sécher. Peignez ensuite l'autre face. Laissez sécher. Si nécessaire, passez une deuxième couche.

2/ Reportez le dessin : tracez un cercle au crayon sur une feuille de papier en vous servant de l'assiette comme gabarit. Puis reportez très soigneusement dans ce cercle les contours du motif choisi, en vous aidant du papier carbone.

3/ Appliquez le pochoir : évidez avec minutie les formes géométriques à l'aide d'un cutter. Pour un résultat précis, aidez-vous d'une règle en métal. Au crayon, reportez un à un les motifs sur l'assiette, en suivant les bords intérieurs des parties découpées.

4/ Peignez les motifs : peignez en rouge les zones concernée. Laissez sécher. Appliquez le vernis sur toute la surface et laissez sécher. Avec le cerne relief, réalisez des pointillés en suivant les contours des motifs.

5/ Ajoutez les pompons au dos et fixez-les avec de la maxi glu. Collez des perles sur la face visible. 

samedi 14 mai 2016

Les bonsaïs



Comme de nombreuses traditions japonaises, l'art de bonsaïs serait, à l'origine, une technique chinoise développée au VIème siècle sous la dynastie Tang. Au japon les premières mentions de bonsaïs remontent à l'époque Kamakura (1192-1333), mais c'est à partir du milieu du XVIIème siècle que les japonais apprivoisent la technique en l'améliorant."Bonsaï" vient des mots "bon" "sai" signifiant littéralement "arbre" et "pot", il s'agit littéralement donc d'un arbre en pot.

Réservé dans un premier temps à la noblesse, l'art du bonsai gagne peu à peu toutes les couches de la population. Comme l'art floral, il symbolise la relation de l'homme avec le ciel et la terre. Le bonsaï est un objet d'art vivant dont seul celui qui l'a soigné connait l'histoire tortueuse.

Il existe quatre grands groupes de bonsaïs. Dans le premier se trouvent les bonsaïs à un seul tronc ; dans le second, les bonsaïs à tronc multiples ; dans le troisième, ceux qui sont composés de plusieurs arbres de la même espèce et, dans le quatrième, ceux qui le sont d'espèces différentes. Ces arbres miniatures demandant un soin extrême, ils sont au japon, l'objets d'expositions et de concours.

Pour les bonsaïs d’intérieur, il est conseillé de choisir des espèces tropicales. On peut les mettre en extérieur en été mais en hiver ils doivent être près d'une fenêtre mais à l'abri des courants d'airs froids. Un bonsaï d'intérieur est du plus bel effet pour une décoration japonaise dans un salon, posé par exemple sur un buffet, en particulier si il est de belle taille.

Les bonsaïs d'extérieurs quand à eux sont les pièces maîtresses des jardins japonais, il faut les mettre particulièrement en valeur car ils y apportent une distinction unique.  

L'important en bonsaï est de chercher un bonsaï qui inspire, évoque et crée une émotion par la forme et les couleurs de son tronc, ainsi que par le type et la densité de ses feuilles. Les pots ou les plateaux pour bonsaïs en grès sont du plus bel effet pour mettre en valeur votre arbre.

samedi 30 avril 2016

Le jardin Balinais


Lesjardins balinais sont connus pour leur feuillage luxuriant et l'utilisation du teck dans le mobilier de jardin et les éléments de décors. Les touristes qui vont à Bali veulent souvent veulent ramener un soupçon de style indonésien dans leurs jardins potagers,à leur retour. Les caractéristiques majeures pour un jardin balinais sont la couleur, des plantes luxuriantes et des éléments de décoration indonésienne.

La couleur : C'est un élément majeur. Utilisez une touche d'orange, de pourpre et d'or si vous voulez reproduire l'aspect d'un jardin balinais. Le Orange est une couleur spirituelle à Bali et est souvent utilisé dans la décoration. Choisissez des pots de couleur orange vif et mettez les tout au long de votre jardin et de l'arrière-cour. Sélectionnez des tailles et des formes différentes pour créer un intérêt visuel. Le pourpre et l'or peuvent être mis dans le choix des tissus de vos coussins de chaises de jardins et de vos coussins de chaises-longues.

L'utilisation des plantes : Choisissez des plantes luxuriantes pour les pots Oranges. Si vous habitez dans une région tempérée ou froide prenez garde à rentrer les plantes en hiver qui pour les plus fragiles peuvent mourir par temps de gel. Vous pouvez planter des plantes rouge ou rose, dans certains de ces pots, pensez à utiliser des philodendrons et philodendrons Xanadu pour une toile de fond vert pour tous les pots oranges. Vous pouvez aussi planter des bambous dans différents endroits de votre jardin balinais. Le bambou est résistant et survivra à l'hiver si il ne gèle pas trop fort dans votre région. Vous pouvez aussi planter des palmiers pygmées, des dattiers et de fougères luxuriantes afin de créer un jardin balinais luxuriant.

Les éléments de décoration indonésienne : Placez des grosses têtes de Bouddha près des regroupements des pots d'orange. Vous pouvez même acheter une fontaine avec une tête de Bouddha pour créer un oasis de calme à l'arrière. Acheter des bancs en teck placez-les de façon stratégique près de la fontaine. Le teck est couramment utilisé dans les jardins balinais. Les meubles de patio en teck peuvent également ajouter à l'ambiance indonésienne de votre jardin. 

Vous pouvez même acheter une grande porte en teck pour marquer l'entrée de votre jardin. Ces portes sont vendues dans les magasins spécialisés dans le mobilier en teck de Bali. Créez un chemin de pierre vers votre fontaine Bouddha. Ce chemin sinueux encouragera ceux qui visitent votre jardin balinais à s'y se promener votre jardin et à admirer le paysage.

La pagode japonaise

La pagode (tô) est l’édifice central du temple bouddhique au VIIe siècle. Si l’origine est indubitablement chinoise, il est difficile ...